Conférences

Michel ANCE ouvrier des NMPP (aujourd'hui PRESSTALISS), militant CGT, diplômé d'études sociales de l'Université de NANCY

Cette conférence présentée par Michel ANCE, ouvrier des NMPP, est une étude remarquable et pertinente. Elle a été développée par l’auteur à partir de son mémoire sanctionné par un diplôme supérieur d’études sociales de l’Université de Nancy ; elle est reprise intégralement  dans cette brochure Le lecteur puisera dans cet exposé des éléments de connaissance utiles et porteurs de questions. Il pourra aussi y trouver des pistes pour nourrir des interrogations faisant discussion et s’enrichir de réponses toujours cohérentes. L’analyse et la réflexion sont développées avec un esprit partisan, dans le bon sens du terme, s’inscrivant comme une contribution à la réflexion collective et les débats actuels. Résultat de recherche, ce texte offre également un large panorama historique sur la presse dans notre pays.


Maître Michel HENRY, avocat et Roger DEDAME, historien

Le label syndical. Pourquoi et comment.

Le label syndical, un thème qui suscite toujours des questions et des débats sur son origine et son sens, ainsi que son corollaire du contrôle de l’embauche dans le Livre parisien. Il continue d’alimenter bien des réflexions dans les organisations syndicales et demeure, pour certaines d’entres elles, un élément important pour la défense des salariés de l’industrie graphique parisienne, même s’il est de plus en plus limité à la presse quotidienne nationale. Le label n’est pas propre au Livre mais l’Institut CGT d’histoire sociale du Livre parisien s’en est tenu à celui de cette fédération, non seulement par modestie, mais pour demeurer ancré au secteur et aux professions qu’il connaît le mieux. Quelle est son origine ? Comment s’est-il imposé ? Pourquoi redevient-il d’actualité ? Maître Michel HENRY, avocat, spécialiste notamment du droit du travail, traite du sujet sous l’angle juridique et son évolution ; Roger DEDAME, historien et spécialiste des technologies graphiques, l’aborde sur le plan plus directement historique. Ils apportent des réponses, des analyses et des réflexions dans cette brochure reprenant leur exposé développé lors d’une conférence sur ces questions

LES OUVRIERS DU LIVRE PARISIEN ET LEURS SYNDICATS DANS LA CRISE DES ANNEES 1930
Conférence de Sylvie Charlier,  docteure en histoire.

Préface de Patrick EVENO, historien de la presse, Maître de conférences à l'Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne

Dans la grande saga des ouvriers du Livre, déjà longuement retracée par les ouvrages de Paul Chauvet et de Roger Dédame, la contribution de Sylvie Charlier vient éclairer d’un jour nouveau le tournant majeur des années 1930.
La conférencière dont le texte est publié dans cette plaquette insiste sur la volonté d’union des différentes composantes des syndicats du Livre parisien en dépit des statuts divers et des métiers variés. Réformistes et révolutionnaires se retrouvent pour défendre une conception mutualiste de l’organisation syndicale.
En 1934, la création du Comité intersyndical du Livre parisien répond à plusieurs exigences : défense matérielle et morale des adhérents - fonction jugée première - affronter les difficultés économiques et sociales résultant de la crise et à la montée en puissance des mouvements fascistes.
Dans le Livre, les enjeux de l’époque sont perçus plus tôt : la réunification syndicale est à l’œuvre bien avant celle qui aboutit à la réunion des deux CGT en 1935. Et pourtant, il ne faut pas cacher que la tâche était ardue : entre la presse et le labeur, entre Paris et la province, les divergences étaient sensibles et les conflits parfois rudes. Prédominera l’idée que l’union fait la force.

LES SYNDICATS GRAPHIQUES PARISIENS ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Conférence de Roger DEDAME, historien et André DELORD, ancien directeur technique d’imprimerie

Préface de Roger LECOMTE, ancien Secrétaire de la FILPAC chargé de la formation professionnelle

Profondément attachés à une identité « métier », les ouvriers du Livre n’ont eu de cesse d’intervenir sur la formation professionnelle. Depuis la naissance de l’imprimerie, les évolutions technologiques rythment celle des métiers. Les premiers temps, l’apprentissage se fait sur le « tas ». Puis apparaît le compagnonnage. Pour conquérir salaires corrects et avantages, la qualification professionnelle sera un atout. Les ouvriers du Livre, pour exercer leur métier, doivent savoir lire et écrire, cela favorisera leur organisation pour développer les solidarités et imposer la négociation aux patrons. La formation professionnelle prend très vite une place importante dans l’activité syndicale et dans la négociation. Elle impliquera la formation initiale (avec le contenu des diplômes) ou continue afin de suivre les bouleversements technologiques et de permettre le développement des carrières. Elle s’inscrira dans la défense de l’emploi et conduira ainsi les syndicats parisiens à se doter de leurs propres outils de formation dont l’histoire est évoquée dans cette brochure.

LES TENDANCES POLITIQUES DANS LES SYNDICATS DU LIVRE

Roger Dédame,  historien, auteur  de : 

Une Histoire du syndicat du Livre, Une Histoire du Livre,  A la santé du confrère,  Les artisans de l’écrit.
Préface : Marc Norguez  Secrétaire général du SGLCE.
Les tendances politiques dans les syndicats du livre, vaste sujet qui a passionné les participants à la conférence débat. On est particulièrement surpris par l’éventail des opinions qui traversent l’histoire des syndicats du livre .Toutes les conceptions du mouvement ouvrier sont ici présentes, des positivistes aux libertaires, en passant par toutes les variantes du socialisme. Opinions qui s’expriment dans la vie syndicale parfois d’une manière rude, qui ont même donné lieu à quelques affrontements (en tout bien tout honneur): néanmoins ce qui domine c’est le souci permanent de préserver l’unité face au patronat, dans le respect des minorités. L’unité  prime sur les divergences idéologiques. Nous avons là l’explication des grands acquis sociaux des ouvriers du Livre.  En cela l’histoire peut être utile aujourd’hui,  s’en inspirer serait sage pour la préservation des acquis et pour d’autres conquêtes

A l’occasion du centième anniversaire de La Vie Ouvrière, René MOURIAUX, Docteur d’Etat en sciences politiques, présente un exposé sur les raisons de la création du journal de la CGT, les difficultés rencontrées et sa naissance en pleine crise syndicale. Il développe trois parties : la crise syndicaliste de 1909, que se passe-t-il et pourquoi ; la stratégie adoptée pour faire face à cette crise et le rôle dans cette orientation de la V.O. ; le contenu du journal de 1909 à 1914. Cette partie de l’histoire du journal confédéral est rarement traitée. Le lecteur y trouvera bien des informations et des enseignements. La diversité des hommes qui ont joué un rôle dans cette période syndicale est examinée avec précision. La brochure est complétée par de riches repères bibliographiques.

 

Bernard Boller, ancien secrétaire du Comité central d’entreprise du groupe Néogravure, auteur d’un mémoire présenté en 1981 à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (E.H.E.S.S.), nous rappelle que la lutte emblématique dans ce groupe d’imprimerie n’est pas le produit de la génération spontanée.

Son travail est d’une autre nature qu’un livre du catalogue. Son intervention, basée sur le factuel, l’analyse, l’histoire, la sociologie, la démographie est multiforme.

Dans l’imprimerie, la Néogravure est le premier conflit, la première confrontation entre le capitalisme qui a construit comme un mécano industriel le « Renault de l’imprimerie » et la classe ouvrière unie dans la CGT. La lutte de la Néo a été pour la CGT du Livre la mère des batailles pour les salariés des professions graphiques. Il est du plus grand intérêt d’y revenir.

 

 

 

 

 

Les brochures des conferences sont disponibles au prix de 5 euros

Maison du livre 2ème étage

94 bld Auguste Blanqui Paris 75013

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